Revue de Presse #159 du Capitaine
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Revue de Presse #159 du Capitaine

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Chaque vendredi, Capitaine Carbone sélectionne pour vous l’essentiel de l’actualité française et internationale autour des enjeux de la neutralité carbone et des questions climatiques.

Catastrophes naturelles: les Antilles françaises en alerte face aux coupes budgétaires américaines

Image par Juergen Striewski de Pixabay.

L’inquiétude monte dans les Antilles françaises à cause des actions climatosceptiques du gouvernement Trump aux Etats-Unis. En effet, les alertes aux tsunamis dans la zone Caraïbe dépendent du Pacific Tsunami Warning Center, une organisation américaine qui se situe à Hawaï. Depuis mi-février la communication est coupée, les scientifiques américains ne transmettent plus leurs informations à l’Ifremer*. Par ailleurs, la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration**), qui gère le Pacific Tsunami Warning Center, est en train de subir les coupes à la tronçonneuse du gouvernement américain, avec déjà des centaines de scientifiques licenciés, ce qui met en péril l’analyse du climat et les prévisions de catastrophes naturelles. Les Antilles françaises se retrouvent démunies sans la coopération américaine puisque que la France a bien un centre national d’alerte aux tsunamis, mais il ne surveille que la Méditerranée occidentale et l’Atlantique nord-est.

*Institut français de recherche sur l’océan

**Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique

Coca-Cola pourrait produire 4,1 millions de tonnes de plastique par an d’ici 2030

Image par Brigitte Werner de Pixabay.

Toujours plus de plastique chez Coca-Cola ? C’est ce que prédit un rapport de l’organisation internationale de défense des océans Oceana qui estime que la firme pourrait produire 4,1 millions de tonnes de plastique chaque année d’ici 2030, si elle ne prend aucune mesure de réduction. Un volume impressionnant qui reviendrait à une hausse de 20 % de sa consommation de plastiqe par rapport à 2023 (3,45 millions de tonnes). Pour donner une idée de ce que cela représente, l’ONG a calculé que “mises bout à bout, les bouteilles en plastique émises annuellement par The Coca-Cola Company pourraient faire plus de 100 fois le tour de la Terre”.

Rues piétonnes et végétalisées : les Parisiens votent pour chasser les voitures de 500 nouvelles rues

Image par yangchauyang0 de Pixabay.

Coup de com’ ou vraie consultation citoyenne à Paris ? Dans tous les cas, les Parisiennes et Parisiens ont majoritairement voté pour « végétaliser et rendre piétonnes 500 nouvelles rues dans Paris, réparties dans tous les quartiers ». Le “oui” l’a emporté avec 65,96 % des scrutins, mais la participation qui n’a pas excédé les 4 % pose la question de la crédibilité d’un tel vote. Quoi qu’il en soit, la mise en route de la végétalisation et de la piétonnisation de ces rues sera synonyme d’une diminution de la pollution et du bruit, et un bon moyen de lutter contre les canicules estivales. Cela signifie aussi une réduction de 10% du nombre de places de stationnement dans la ville. Pour Christophe Najdovski, adjoint à la maire de Paris en charge de la végétalisation de l’espace public et des espaces verts : « C’est une volonté assumée de dire : plus de nature, moins de voitures, plus de place pour les piétons ; et, très majoritairement, les Parisiens soutiennent cette orientation. »

Près de la moitié des bailleurs sociaux contrôlés manquent de moyens pour la rénovation énergétique

Image par Ilona S de Pixabay.

Un article sur la rénovation thermique pour terminer cette revue de presse, avec l’Agence nationale de contrôle du logement social (Ancols) qui publie son rapport suite au contrôle de 30 bailleurs sociaux, avec des logements particulièrement énergivores dans leur parc. Premier constat de l’Ancols, 14 bailleurs sociaux n’ont pas de “capacité opérationnelle” adaptée pour réaliser des travaux de rénovation thermique, pourtant nécessaires afin d’être dans les clous de la loi Climat et résilience qui interdit progressivement la location de logements énergivores d’ici 2034. Le deuxième constat de l’Ancols est le manque de connaissance de ces bailleurs sur l’étiquette énergétique de l’ensemble de leur parc de logement sociaux, seul 12 sur 30 en ont une “connaissance satisfaisante”. Pour les fédérations des offices publics de l’habitat (OPH), des entreprises sociales pour l’habitat (ESH) et l’Union sociale pour l’habitat (USH), ce rapport n’est pas représentatif de la réalité, compte tenu de l’échantillon réduit de bailleurs qui ont été contrôlés.

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