Chaque vendredi, Capitaine Carbone sélectionne pour vous l’essentiel de l’actualité française et internationale autour des enjeux de la neutralité carbone et des questions climatiques.
Revue de Presse #158 du Capitaine
Ecoutez le podcast de Capitaine CarboneFace à la fast-fashion, les associations et les centres de tri débordent
Photo Adobe stock.
Envahies par des vêtements de piètre qualité dont personne ne veut en seconde main, les associations caritatives sonnent l’alarme sur les dérives de la fast-fashion ! France inter a réalisé un reportage édifiant dans les Bouches-du-Rhônes, et toutes les associations ont le même son de cloche, le nombre de vêtements jetés ou donnés ne cessent d’augmenter et leur qualité ne cesse de baisser : “Parfois, les vêtements puent le plastique !”, explique Zeynep Gules, à la tête de Provence TLC. Tous les ans, c’est 270 000 tonnes de textiles qui sont collectées en France. Lisa Coinus, couturière et bénévole à la ressourcerie d’Arles résume parfaitement la situation : “On a dû envoyer en déchetterie plus de 10 tonnes de linge humide et moisi. Ce qui représente 7000 euros de dépenses. On a encore plus de 10 tonnes dehors, que personne ne veut récupérer. Là, on se retrouve dans une situation pas très simple. Toutes les associations, sans exception, sont noyées ! Tant que nous consommerons des vêtements à outrance, ça ne pourra pas se passer normalement en bout de chaîne”, elle ajoute : “Il y a de plus en plus de vêtements de la fast-fashion. Des marques comme Shein ou H&M, on en trouve énormément. Très souvent du neuf. On voit que ce sont des vêtements qui ont été portés une ou deux fois. Au niveau de la matière, il n’y a rien à en faire. Pour le dire clairement : c’est vraiment de la merde !”.
GenAct, le nouveau mouvement des acteurs de la RSE
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Le Collège du Développement Durable (C3D) lance un nouveau mouvement baptisé GenAct afin de regrouper “ les acteurs souhaitant agir pour transformer durablement l’économie et les entreprises.“ Le Président du C3D, Fabrice Bonnifet a révélé l’objectif principal de GenAct lors de sa présentation : “On veut rassembler des insiders qui agissent pour faire émerger des modèles alternatifs dans les entreprises”. L’idée est donc de faire bouger les choses de l’intérieur en fédérant des personnes sensibles aux enjeux de la RSE et de l’entreprise régénérative. GenAct s’appuie sur 17 partenaires (dont la Convention des Entreprises pour le Climat, le Regen Ecosystem, The Week, La Fresque du Climat ou encore des entreprises comme Zei par exemple), et proposera à partir du 26 avril “des contenus d’information, de formation, des manuels pratiques ou encore des ressources académiques ou des événements pour activer la transformation durable de leurs organisations.” Les adhésions sont ouvertes depuis le 14 mars.
Changement climatique : les forêts ont-elles besoin de nous pour s’adapter ?
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Sur le site de The Conversation, vous pouvez lire un article très intéressant sur les capacités d’adaptation des forêts face aux changements climatiques. L’article pose cette question fondamentale : “Les populations d’arbres elles aussi s’adaptent aux nouvelles conditions climatiques, mais réussiront-elles à le faire avant de disparaître ?”. L’article explique très bien comment un arbre peut s’adapter très rapidement à de nouvelles conditions, comme un changement de luminosité par exemple, mais qu’en même temps cette malléabilité a atteint ses limites dans de nombreuses régions, les changements du climat étant beaucoup trop rapides et violents.
Climat : le secteur du bâtiment doit réduire plus vite ses émissions, selon l’ONU Environnement
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Le secteur du bâtiment a diminué ses émissions de CO2, certes, mais le rythme est encore trop lent ! C’est en substance ce que dit le rapport mondial annuel sur l’état des bâtiments et de la construction, publié par le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue). Le point positif donc, c’est que grâce aux normes de performance énergétique, le bâtiment a réussi à baisser sa consommation d’énergie de 10 % entre 2015 et 2023. En revanche, le point négatif c’est que ces efforts sont en dessous des objectifs pour atteindre la neutralité carbone d’ici 205, pour les respecter le secteur devrait déjà être à une diminution de sa consommation de 18,2%. Rappel important de ce rapport : “Le bâtiment consomme 32 % de l’énergie mondiale et contribue à 34 % des émissions de CO2, le ciment et l’acier causant 18 % des émissions.” D’où l’importance que ce secteur accélère encore le mouvement dans sa transformation.